Student Hub  • Gagner en assurance, en salle de classe

Gagner en assurance, en salle de classe

Gagner en assurance, en salle de classe

par Lauren Galli

Être réservé et devoir faire preuve d’assurance, en classe et en dehors, peut être horriblement effrayant quand on vient de commencer l’université. 

Je viens tout juste de terminer ma première année, et j’ai moi-même beaucoup tergiversé avant de prendre la parole et d’exprimer mes opinions lorsque je suis arrivée dans cet environnement universitaire inconnu. Lorsqu’on se retrouve dans un contexte complètement nouveau, avec de nouvelles personnes, de nouvelles attentes et un nouveau matériel, rien de plus normal que de ressentir cette pression, même pour quelqu’un qui ne manque pas de confiance en soi.

Quel que soit votre programme ou votre établissement, cette barrière sera toujours là pour vous accueillir au cours de vos premiers mois ou votre première année. Mais heureusement, grâce à quelques conseils et un peu de perspective, vous pouvez passer par-dessus et vous servir de cette expérience ensuite à tous les stades de la vie.  

Apprendre à avoir confiance en soi et à exprimer son avis est une qualité essentielle que vous développerez au postsecondaire ; et, que ce soit en participant à des discussions en classe ou simplement pour être entendu, vous aurez de nombreuses occasions de vous améliorer. 

Voici deux ou trois choses que vous pouvez essayer et que, personnellement, j’ai trouvées extrêmement utiles tout au long de ma première année, et les problèmes précis qu’elles m’ont aidé à surmonter.

Bien se préparer

Bien que ce conseil puisse vous paraître éculé ou redondant, une grande partie de mon anxiété à l’école provenait de la peur de ne pas être assez préparée. Pour moi, il n’y a rien de pire que d’arriver en classe pour découvrir qu’une date importante ou une information clé vous a échappé. 

Heureusement, cette anxiété peut être facilement évitée. 

Pour apaiser mes inquiétudes, j’ai constaté que bien revoir les plans du cours et tous les courriels liés au cours était extrêmement utile. Cela vous aide à vous familiariser avec la structure de la leçon avant d’entrer en classe et vous assurer de rester au courant des échéances importantes. Cela peut également être l’occasion pour vous de commencer à réfléchir à ce que vous voulez apporter à la discussion en classe. 

En planifiant et en préparant ce que vous voulez dire et la façon dont vous voulez apparaître aux yeux de la classe, vous maîtriserez mieux vos nerfs, et ne vous figerez pas au moment de parler, ce qui vous donnera l’air d’une personne calme et cultivée. Même la plus simple préparation peut soulager les angoisses du premier jour et créer un précédent solide pour le reste du semestre.

Rappelez-vous que les autres ont aussi peur que vous

Quand je suis arrivée la première fois dans mon dortoir en septembre dernier, j’étais terrifiée. 

Je me suis forcée à sourire et j’ai fait de mon mieux pour être sociable et prendre du bon temps avec toutes les nouvelles personnes avec lesquelles j’interagissais en permanence. Mais sous le masque, se cachait toujours une introvertie, terrifiée par son nouvel environnement. 

La première semaine était la plus difficile : je me sentais constamment perdue et isolée, sachant que je n’avais jamais vécu ailleurs que chez mes parents, mais un beau jour, je me suis aperçue que les choses allaient, petit à petit, en s’améliorant. Je n’avais plus besoin de faire autant d’effort, et j’avais trouvé des gens avec qui je pouvais être moi-même. Même si je ne doute pas qu’il est réconfortant de savoir que les choses vont finir par s’améliorer, je suis convaincue que cette menace qui se rapprochait inexorablement d’un changement de vie radical, associée à la peur de grandir, n’arrange rien à l’affaire. 

Il me semble qu’une chose m’a aidé pendant cette première semaine cauchemardesque : c’est d’avoir su marquer une pause de temps en temps pour profiter de mon environnement. En observant bien, vous remarquerez probablement à quel point derrière une façade chaleureuse, tout le monde a peur. 

Les études postsecondaires sont une expérience nouvelle pour tout un chacun, et c’est un univers tout à fait différent des modestes écoles secondaires que nous venons tous de quitter. 

Ce que vous constaterez cependant, c’est que ce sentiment collectif du chaos et de l’inconnu peut aider à forger un sentiment d’unité, de communauté et de camaraderie avec les autres. Cela peut être l’occasion d’apprendre à connaître des gens en profondeur et vous aider à sortir de votre coquille et à créer une atmosphère de partage, dynamique et enjouée, complètement différente de celles qui se formaient dans la rigidité du secondaire. 

En ayant trouvé chez d’autres des sentiments et des intérêts communs, et en ayant créé avec eux des liens forts et solidaires, j’ai constaté que participer en classe était beaucoup plus facile. J’étais souvent entourée d’amis, et dès que j’ai commencé à me sentir assez en confiance pour prendre régulièrement la parole, j’ai rapidement réalisé que tous mes camarades étaient extrêmement respectueux et soutenaient toutes les idées que je décidais de partager. Comme nous sommes tous dans le même bateau, on s’aperçoit que la plupart de nos idées sont entendues, acceptées et même utilisées pour amener d’autres idées.

Parlez avec vos assistants professeurs

Communiquer avec vos assistants d’enseignement peut être extrêmement utile. 

Les contacter peut être moins intimidant que de s’adresser à un professeur, et ils ont toujours toutes les informations dont vous avez besoin. N’oubliez pas qu’ils sont là pour vous aider à réussir ! 

N’hésitez pas à leur envoyer un courriel si un jour vous avez une question. Votre assistant professeur sera on ne peut plus heureux de vous aider et flatté de votre intérêt pour le cours. 

Les assistants d’enseignement sont également pour beaucoup dans la notation, entretenir la communication avec eux peut donc vous aider à mieux comprendre ce qu’ils attendent sur l’un ou l’autre projet, et à donner un coup de pouce à votre bulletin. Gardez simplement à l’esprit qu’eux aussi sont encore étudiants, alors traitez-les avec respect et donnez-leur suffisamment de temps pour vous venir en aide. 

Au bout du compte, la relation que vous établissez avec eux peut vous aider à être plus à l’aise dans votre travail, et à prendre la parole en classe en sachant que vous avez un soutien supplémentaire de votre côté.

Apprendre de ses erreurs

La grande crainte parmi les élèves qui participent en classe, c’est la peur de se tromper. 

Se débarrasser de cette peur demande du temps et des efforts, et ironiquement, cette idée est souvent l’un des plus grands obstacles à la réussite. 

Un échec, c’est juste une victoire en devenir. 

En considérant vos erreurs comme de vulgaires nids de poule sur votre chemin et en tirant des leçons, vous saurez identifier les zones à améliorer et serez, dans la plupart des cas, en meilleure posture pour cela. Être bien préparé, démontrer une appréciation mutuelle entre camarades et établir une relation respectable avec vos chefs de classe sont des éléments qui peuvent tous vous aider à vous améliorer et à surmonter cette peur, mais il est important de se rappeler que faire une erreur ou donner une mauvaise réponse fait partie de l’apprentissage, et que cela se produira presque à coup sûr, à un moment ou un autre. 

Dans une salle de classe, le seul risque que vous prenez, c’est d’élargir et de tester vos connaissances avant l’examen. Faites toujours de votre mieux pour en profiter le plus possible !