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Les hauts et les bas d’une année sabbatique

Les hauts et les bas d’une année sabbatique

Prendre ou ne pas prendre une année sabbatique ?

Pour de nombreux élèves qui terminent leurs études secondaires, telle est la question.

Pour vous aider à prendre une décision éclairée, nous avons parlé aux parents et aux anciens élèves des avantages et des inconvénients de prendre une année sabbatique avant et pendant les études postsecondaires afin d’apprendre ce qui a fonctionné pour eux et ce qu’ils auraient fait différemment.

L’argent compte

Le fait est que ce ne sont pas tous les diplômés du secondaire qui ont un REEE complet ou des parents qui sont en mesure de mettre en place tous les fonds nécessaires pour ouvrir la voie à des diplômes d’études postsecondaires.

Pour une récente diplômée avec qui nous avons parlé, le parcours vers l’éducation secondaire exigeait une année consacrée à deux emplois à temps partiel pour gagner de l’argent. Le jour, elle travaillait comme commis de magasin et, le soir, elle prenait des quarts de travail dans une chaîne de restauration rapide locale pour les heures supplémentaires et plus d’épargne. Selon elle, « cela l’a aidée à établir une bonne éthique de travail", pour laquelle elle est encore reconnue à ce jour.

D’autres travaillent pendant une année sabbatique au milieu de leurs études postsecondaires. Un programmeur artistique de Toronto a déclaré qu’il avait choisi de prendre une année de congé entre sa deuxième et sa troisième année d’université afin de pouvoir voyager avant de plonger directement dans le monde du travail après l’obtention de son diplôme. Il a dit que ce temps de congé lui a donné la chance d’explorer le monde et d’en apprendre davantage sur lui-même, ses intérêts et d’autres cultures. Cela l’a également rendu pleinement responsable de la gestion de son propre argent durement gagné sur la route.

Une spécialiste de l’événementiel et propriétaire d’entreprise à qui nous avons parlé a dit qu’elle revient sur sa décision d’aller directement à l’université et estime qu’une année sabbatique l’aurait vraiment aidée à gagner son indépendance en vivant d’abord seule et en travaillant pour payer les études.

Considérer votre choix d’études

Un ancien professionnel de l’éducation qui a aidé de nombreux diplômés du secondaire a dit qu’une année sabbatique n’est peut-être pas le meilleur choix pour ceux qui suivent des programmes axés sur les mathématiques, puisque les cours de mathématiques universitaires s’appuient sur le calcul et les fonctions étudiés pendant les années de CEGEP. Il a déclaré: « Si vous n’avez pas utilisé ces connaissances depuis un an, ce sera beaucoup plus difficile de les reprendre rapidement."

Une autre ancienne étudiante travaillant comme professionnelle bancaire nous a dit qu’en prenant une année sabbatique pour faire du bénévolat, elle s’est rendu compte de ses véritables intérêts. Comme elle l’a souligné, « cette année sabbatique m’a aidée à réaliser que je ne voulais pas poursuivre d’études de médecine, et à ce jeune âge, de nombreux étudiants ne pensent pas à un plan B".

Lignes de communication ouvertes

Une récente diplômée a expliqué comment ses parents l’ont aidée à prendre une décision au sujet d’une année sabbatique en soulignant qu’elle aurait un an de plus que ses pairs de première année si elle prenait une année sabbatique et que des années sabbatiques supplémentaires pourraient retarder le véritable potentiel de gain, ce qui pourrait avoir une incidence sur son épargne et ses futurs plans de retraite.

Pour elle, cette décision l’a amenée directement à l’université après le CEGEP, où elle a cimenté de précieuses amitiés avec ses camarades de classe et a excellé dans sa double concentration en sciences et en affaires.

Cependant, elle a également déclaré que « trop souvent, les enfants se sentent obligés, même inconsciemment, de faire ce que leurs parents veulent. Cela se termine souvent mal. J’ai vu des étudiants échouer parce qu’ils essaient de faire ce que leurs parents veulent. Les parents, à leur tour, deviennent des cibles faciles à blâmer si les choses ne se passent pas bien.
Son conseil aux parents : « Tout en aidant vos enfants à prendre des décisions concernant leur avenir, essayez de ne pas ajouter à la pression et à l’anxiété qu’ils ressentent. Partagez vos pensées, mais laissez-les trouver leur chemin et ayez foi en leur décision. Vous voulez que vos enfants soient résilients, c’est une qualité tout aussi importante que tout ce qu’ils apprendront à l’école.

Discutez avec vos conseillers d’orientation, vos enseignants, vos mentors et vos parents de ce dont vous avez besoin et de la façon d’y arriver. Mais rappelez-vous, que votre décision devrait être basée sur ce que vous ressentez et sur vos objectifs.

Chaque décision que vous prendrez donnera des résultats positifs, alors assurez-vous que cette décision est bien la vôtre et abordez-la en toute confiance.